Normalement un « twelve » en moto c’est le fait de mettre la roue avant à la verticale de celle de derrière. Bon ma version est quand même moins spectaculaire 🙂
En fait, en ce dimanche ensoleillé je voulais faire plusieurs choses d’un coup : tester Maya sur un bon gros trajet, mon nouveau casque, et me faire plaisir une dernière fois en enchaînant comme l’année passée un itinéraire de « porcasse ». (comprendre plein de kilomètres sur des routes de montagne).
Bon pour faire ce genre de trajet en Novembre, il faut quand même pas traîner le matin. Du coup vérifications d’usage et départ aux aurores (enfin 7h30 quoi) :
Il ne faut pas faire attention à l’heure d’arrivée (minuit) parce que le GPS n’est pas à l’heure, j’ai eu la flemme de le faire passer à l’heure d’hiver.
Pour démarrer tranquillement, je commence par le classique col des Aravis en passant par le Petit Bornand (les gorges du Borne). C’est juste magique à cette heure-ci il n’y a personne. Je teste les poignées chauffantes parce qu’il ne fait pas si chaud que ça dans les gorges. C’est dans la montée pour arriver au col des Aravis que je me rends compte d’un truc primordiale : Maya n’a pas autant de garde au sol qu’escompté !! Malgré la hauteur et la finesse globale de la moto, la béquille centrale vient généreusement frotter en mode supermot.
Je ne ferai pas de prière mais le cœur y est :
J’aime vraiment ce coin, surtout avec les couleurs du levé de soleil. Dommage que je ne sois pas photographe 🙁
Je constate que ma boulangerie favorite à la Giettaz est fermée. Je n’aurais donc pas la joie de me délecter de leurs succulents sandwichs. Donc je poursuis par Flumet, puis les Saisies où il n’y pas pas encore de neige.
J’en profite pour tester l’élargisseur de béquille qui se trouve être extrêmement efficace :Je rejoins ensuite le Cormet de Roseland en passant par Hauteluce (en débouchant donc à la sortie de Beaufort). Dans la descente j’en profite pour lier connaissance avec une biquette qui me rappelle un pote expatrié 🙂
La retenue d’eau est encore dans l’ombre de la montagne et ne me gratifie donc pas de ses superbes couleurs bleue turquoise et vert clair. Pas de photos, seulement au Cormet et juste avant.
J’aime beaucoup la descente entre le Cormet et Bourg Saint Maurice. Surtout le passage entre Crêt Bettex et Bonneval !! Ça tournicote bien : freins en état obligatoire !!! 🙂 Il n’est pas rare d’y voir des motards qui ont « perdu pied » dans ces virages.
Une bonne note vient ensoleiller ma journée : inutile de faire le plein à Bourg Saint Maurice. Ça change de la KTM où il vaut mieux rester prévoyant au bout de deux cents kilomètres. C’est maintenant le col de l’Iséran et ses 2 764 mètres d’altitude qui s’annonce à moi. Mais avant cela je prendrai le temps de m’acheter à manger. L’adresse est plutôt bonne avec du pain cuit au feu de bois : Le four à bois de Saint Bernard à Seez.
Au barrage de Tignes, on à une jolie vue sur le village de Les Boises et les montagnes derrière :
Le col de l’Iséran c’est quand même quelque chose. Surtout quand l’hiver approche :
Inutile de dire que je n’ai pas croisé beaucoup de monde et encore moins de motards. Un couple quand même sur leur énorme paquebot 1200 gs.
Et alors que je redescendais tranquillement du côté de Modane, j’ai eu envie de prendre une photo d’un coin sympa … Et c’est le drame : la chute à l’arrêt, impuissant devant les 200 kg du bestiau et les 880 mm de hauteur de selle !!Heureusement Maya n’a presque rien :
Bon quand même une photo de l’endroit :
Et j’en ai profité pour dévorer le sandwich histoire de récupérer de mes efforts avant de repartir sur Modane. J’en profite pour mentionner que sur la photo ci-dessus on peut voir une sorte de tranchée rebouchée sur la gauche … ben elle est la tout du long dans la descente !! Mais pas goudronnée sinon ça serait trop beau !! Du coup il y a du gravier jusqu’en bas de la descente, dans les virages histoire de rajouter une ambiance un peu « survival »
Plutôt que de faire le fond de la vallée, je prends la route « touristique » qui passe par Aussois, puis la route qui mène jusqu’au col du Télégraphe :
L’enchaînement est parfait jusqu’au col du Galibier qui est ouvert mais seulement par le tunnel :
Et forcément après le Galibier il y a ? … Il y a ? … Le Lautaret bien sûr !!! Il faut suivre un peu 🙂
Ce qui me permet de confirmer que la route de secours qui permet de rallier la Grave n’est pas encore ouverte :
Ma prochaine destination est Briançon, où je devrais remettre de l’essence au bout de 318 km parcourus sur le plein !! Pas mal non ? Après une mini pause de quelques minutes, je me remets en route pour le dernier défi majeur de la journée : L’Izoard et ses 2 361 mètres d’altitude. C’est dans ce col que j’ai le plus eu la roue arrière qui chassait. C’était surtout du au fait que l’eau issue de la fonte des neiges était entrain de geler par endroit.
La descente est toujours aussi fun, surtout qu’elle est du côté bien éclairé par le soleil. A partir de ce point là, c’est le chemin du retour par des petits cols que je n’ai pas tous pris en photo afin de revenir vers Grenoble :
Et une fois sur Grenoble, après un ravitaillement du pilote qui commençait à dépérir, il a fallu prendre une décision : continuer sur le plan prévu (à savoir le col de Porte et la Chartreuse) ou rentrer au plus vite par l’autobeurk … Comme il n’était que 17 heures j’ai misé sur la première option … Remarquez c’est cool j’ai pu tester les phares de la BMW :
Mais arrivé à Chambéry, j’ai craqué : sous la fatigue et l’absence de lumière, j’ai pris l’autoroute pour rentrer directement chez moi … La Honte quoi !!! On va dire que c’était pour finaliser le test de la moto et du casque…
Au final je suis donc arrivé 12h10 après être parti de chez moi le matin :
Si je dois résumé la journée, ce serait comme ça :
- 12h10 de voyage,
- 706 km de route dont 83 d’autoroute
- une grosse dizaine de cols vraiment sympas
- une moyenne de 4.4 l/100km en comptant l’autoroute (4.2 sans)
- le manque de sport 🙂
- Le nouveau casque est top (j’en parlerai plus tard)
- Maya fait mal aux fesses
Et voilà Maya est baptisée elle a goûté la terre de sa nouvelle patrie :p
Super sortie super billet comme d hab
Pour le mal de fesse, t’as essayé la chmbre à air de vélo pliée en serpentin ?
J’ai opté pour l’habitude. Maintenant je peux faire 4 heures de brêle sans soucis. Pour le retour d’Islande j’ai fait 1000 km en 10 heures d’autoroute. Mon popotin est rodé 🙂